ALEXANDRE ORION

le roi de la pollugraphie

De nationalité brésilienne, c’est à Sao Paulo qu’il a décidé de mettre son talent et son imagination au service de son art mais également de la communauté. Il est diplômé en art et, entre 1995 et 2000, décide de travailler le graffiti. Depuis 1998, il a collaboré en tant qu’illustrateur dans de nombreuses grandes publications brésiliennes. Alexandre Orion est un photographe autodidacte qui a commencé à s’impliquer dans la théorie et la pratique de la photographie en 2001.

Actuellement, il travaille et remet en question la façon dont la peinture et la photographie sont associées, à la fois sur le plan conceptuel et formel. Cette façon subtile, mais provocatrice, explore les limites dans la manière dont l’art est représenté et perçu.

Tête de mort de pollution de Orion

Tête de mort de pollution de Orion

En tant qu’artiste participant au mouvement de street art écologique, Alexandre Orion est un « artiste du chiffon ».

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Metabiotica le chat street

Nom qui lui est donné suite à ses pratiques de Reverse graffiti qu’il met en place en astiquant au chiffon les parois métalliques de tunnels routiers de manière à y faire surgir des fresques mortuaires, puis récupère les résidus de ses torchons usagés, qu’il utilise ensuite comme pigments pour ses toiles.

Avec plus de 11 millions d’habitants, Sao Paulo est loin d’être la ville la plus écologique du monde. C’est avec une idée originale, qu’Alexandre Orion a voulu faire prendre conscience aux paulistanos de la pollution qui règne au sein de la ville. Muni d’un simple chiffon et d’un seau d’eau, l’artiste brésilien va «nettoyer» la saleté déposée sur les murs d’un tunnel en y dessinant des têtes de mort. Cette pratique présente ici encore l’avantage d’être éphémère et ne dégrade en rien les parois d’un mur et peut également contribuer à faire prendre conscience de l’importance du message délivré par l’artiste : à la suite de son œuvre, la municipalité a décidé de nettoyer les murs du tunnel.

Dans les espaces publics, il existe une interaction constante entre l’art urbain et la culture de masse, y compris la signalisation des rues, des logos et de la publicité dans ses diverses formes. Il est reconnu aussi souvent des icônes de la culture de masse dans le travail des artistes dont la production a commencé dans les rues. Ces artistes s’approprient ces langues pour construire des discours autour des questions urbaines allant de l’architecture à la dégradation humaine dans les grandes villes. Alexandre Orion établi avec une simplicité transcende créativité ingénieuse et une précision impeccable dans l’exécution de ses œuvres. Dans ce projet, de fusionner la technique de la publicité l’esthétique des graffitis, l’artiste diluent les frontières entre les langues et apporte à la fois à un seul point de discussion.